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Auteur: al3arbibatma
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Partie 3/3: Nostalgia - Rachid Nini rend hommage à Abderrahmane Kirouj (Paco) / Diffusé sur 2M / Rachid Nini rend hommage au grand artiste qu’est Abderrahmane Kirouj (Paco). Le Souiri qui transforma la transe en création avec les mythiques "Nass El Ghiwane". Mardi 12 septembre à 20h15. Paco nous présente son parcours artistique, commencé dans un atelier de menuisier, sa rencontre avec Jimi Hendrix et avec les autres "ghiwanis", le succès qui l’a mené avec Omar Essayed, Larbi Batma et Allal Yaâla, vers les grandes salles de spectacle au Maroc et à l’étranger (théâtre Mohammed V à Rabat, l’Olympia à Paris, le théâtre de Carthage...) et enfin le retour aux sources et le choix d’une carrière solo, qui lui vaut le même engouement du public des années 70. Le natif d’Essaouira continue à émouvoir aussi bien les nostalgiques qu'une tranche appréciable des jeunes. Dignité, humilité, talent à l'état brut. Avec de nouvelles vibrations et les gestes d’un mâallem gnaoui, exprimant l’écho du peuple dans ces années difficiles, socialement et politiquement, Abderrahmane Kirouj a énormément enrichi le répertoire du groupe, décrit comme les Rolling Stones de l'Afrique par le réalisateur américain Martin Scorsese. On sait que chaque membre de "Nass El Ghiwane", de par son origine, a apporté sa touche personnelle. Résultat : un mélange de gnaoui, de aissaoui, de melhoun, avec de la mélancolie, du rythme, de la vie. Chez Nass El Ghiwane, le guenbri gnawi côtoie le harraz hamdûshi, la tbila des Aïssawa, le bendir des chanteurs populaires, et même le banjo ou la mandoline. Paco a vécu les 70’s dans leur intensité et reste encore Ghiwani, malgré les divergences qui l’ont mené à la séparation en 1997 – date du décès de Batma - avec les autres éléments du groupe. Paco se souvient des grands succès, synthèse musicale entre le style 'arûbi de Boujmiî et ses propres créations gnaouis, le tout associé à des rythmes vigoureux invitant à la transe salvatrice, imprégnés d'un souci mélodique certain. Ses œuvres (le titre le plus mémorable est sans doute "Ghir khodouni") permettent de retrouver le chemin du mysticisme tragique et révolté, développent le souvenir et forcent l'inspiration à partir de la hadra et du hâl, un hâl désacralisé et porté en-dehors de la zaouia vers la scène. 2m.ma

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