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Auteur: anayaay
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Partie 3/3: MAROC : Le desespoir des jeunes au service du terrorisme Emission Zone libre présenté par Jean François Lepine - emission canadienne - e 11 mars dernier, quatre trains bondés en direction de Madrid explosent à leur arrivée en ville. Un an plus tôt, le 16 mai 2003, 14 kamikazes se faisaient sauter dans cinq endroits différents à Casablanca, la capitale économique du Maroc. Au total, les deux attentats ont fait près de 250 morts et 1500 blessés. Entre les deux catastrophes, il y aurait peut-être un point commun : une filière marocaine liée à Al-Qaïda, mais surtout des jeunes désespérés qui servent de main-d'œuvre au terrorisme. Des jeunes qui sont prêts à sombrer dans la violence pour se faire entendre. / La montée des islamistes El Bachir Kouhlani, le doyen de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l'Université Hasssan II, à Casablanca, confirme que l'université est aux prises avec un problème délicat qui déchire les étudiants et les professeurs : la montée en force des islamistes conservateurs. Cette minorité commence à se manifester ouvertement chaque jour, à l'heure de la prière. Et l'heure de la prière est l'occasion pour eux de créer des attroupements et de passer des messages. Les islamistes partout au Maroc sont l'objet de surveillance particulière par les forces de sécurité du Royaume. Et l'université n'y échappe pas. Ici, les étudiants appellent AWACS - ces avions radar utilisés par les Américains pour épier la planète - les policiers en civil qui épient leurs faits et gestes et qu'on entrevoit partout sur le campus. Nadia Yassine L'écart entre les riches et les pauvres reste un grand problème du Maroc. Encore récemment, la Banque Mondiale s'inquiétait de cet écart grandissant et de la corruption qui mine la société marocaine. Nadia Yassine a été éduquée dans les grandes universités françaises, mais elle a choisi de se battre pour les femmes pauvres du Maroc. Elle dirige avec son père une organisation islamiste, Justice et Bienfaisance, qui a des ramifications à travers le pays. Le mouvement est toléré mais ne peut tenir de grands rassemblements, ni présenter de candidats aux élections. Le père de Nadia, le Sheikh Abdessalam Yassine, est le leader spirituel du mouvement. Il prône la non-violence, mais il conteste la monarchie, ce qui est sacrilège au Maroc, et il dénonce les injustices. Nadia Yassine : « La minorité est de plus en plus riche et effrontée. […] Je suis très inquiète. Le Maroc est une poudrière. Le Maroc est en danger. » Les militantes du mouvement organisent dans les quartiers pauvres des réunions, où elles offrent aux familles des services que le gouvernement ne fournit pas, comme les conseils d'une travailleuse sociale et d'un médecin. Nadia Yassine : « Ce qui nous tue, c'est cette démission de cette jeunesse à tous les niveaux. Ils n'ont pas de repères. Ils sont perdus. […] Si on apprend aux jeunes à dire non à l'inégalité sociale, non à cette politique injuste…On leur raconte dans les mosquées que tout est naturel. Dieu veut ça. Si un tel a des milliards c'est Dieu qui le veut. Nous leur disons NON! […]Je mets au même niveau le 16 mai et cette marée de jeunes qui va se suicider en Méditerranée pour un eldorado qui n'existe pas. C'est un acte de désespoir. » Mohammed El Gahs Mohammed El Gahs, le ministre de la Jeunesse du Maroc, estime qu'aucune misère ne peut justifier la violence. Il illustre la panique du gouvernement qui a été terrassé par la violence du 16 mai, et surtout par le choc que ces attentats ont donné à l'industrie touristique, la principale source de devises du pays. Mais il reconnaît que les causes de la violence sont réelles : « Il y a des milliers de jeunes en difficulté. On le sait. Il faut bannir la haine comme idéologie. Le terrorisme n'est pas une opinion, c'est un crime. C'est une idéologie d'extrême droite. Je dois combattre l'islamisme. » Quelques jours après le 16 mai 2003, le roi Mohammed VI avait reconnu le problème de la pauvreté et du désespoir des bidonvilles. Le gouvernement s'est engagé à changer les choses. Mais il est peut-être trop tard pour les modérés au pouvoir au Maroc. L'opposition des islamistes est de plus en plus puissante, et ils l'ont montré dans le passé, comme lors d'une manifestation en mars 2000 où des centaines de milliers de Marocains sont descendus dans la rue pour protester contre un projet du gouvernement visant à donner des droits égaux aux femmes. Le seul parti islamiste toléré en politique au Maroc, le PJD, le Parti de la justice et du développement, pourrait, s'il en avait le droit, gagner facilement la majorité des sièges au Parlement. Mais le gouvernement a forcé le PJD à limiter le nombre de ses candidats aux élections et à s'abstenir de participer aux élections municipales dans les grandes villes. Le PJD, qui craignait une répression comme cela s'est passé pour les islamistes en Algérie, a accepté pour l'instant le compromis. /Journaliste : Jean-François Lépine / Réalisateur : Georges Amar
Partie 3/3: MAROC : Le desespoir des jeunes au service du terrorisme
Commentaires
12 Nov 2009, 13:25
faut il toujours croire je sais pas


















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